• Stratagème pour déjouer les détecteurs de plagiat

    logo plagiatCertains étudiants utilisent un subterfuge afin de déjouer les détecteurs de plagiat électronique. Le truc «des caractères blancs», vous connaissez?

    Le stratagème est très simple: il s’agit d’ajouter des caractères en blanc à la fin des mots et d’effacer les espaces entre les mots dans le document électronique (Word, PDF ou autres) que l’on remet au prof.

     

    Voici un exemple d’un texte copié à 100% sur Internet dans lequel j’ai ajouté la lettre «x» en blanc à la fin de certains mots afin de déjouer les détecteurs de plagiat électronique et l’oeil du prof. J’ai également effacé les espaces entre les mots afin de camoufler le tout. Le texte a été enregistré en format PDF. À ce stade-ci, il n’y a aucun indice qui laisse croire que j’ai placé des caractères invisibles (en blanc) dans mon texte, sauf peut-être l’espacement non conforme devant le point final du premier paragraphe. C’est le seul défaut visuel du stratagème.

    texte-lettres-blanches

    Source: Site du Cégep de Saint-Félicien. Situation géographique de la ville de St-Félicien, [En ligne], (Page consultée le 9 mai 2014).

    Est-ce que ce stratagème fonctionne?

    compilatio-certification
    Il fonctionne en partie car les détecteurs de plagiat ne décèlent pas le plagiat. Toutefois, le test que j’ai effectué avec le détecteur antiplagiat Compilatio permet de détecter les lettres blanches cachées dans le texte. Les lettres invisibles sont facilement repérables. Voici ce que me donne le détecteur à la fin de l’analyse:

    ♦ 2% de similitude au total  (similitudes aléatoires et non pertinentes) au lieu du 100% attendu.
    ♦ 0% de similtudes à l’identique (copier-coller) alors qu’on devrait avoir 100% de similitudes.
    ♦ Aucune source très probable trouvée alors qu’on devrait retrouver la source.
    ♦ 1 source probable indiquée mais le détecteur ne réfère à aucune source.

    Si on arrête ici, le stratagème semble fonctionner, mais…

     

    Tel est pris qui croyait prendre

    Même si le logiciel ne détecte pas de plagiat, le texte analysé met en évidence le stratagème:

    test3-plagiat

    Comme on peut le lire dans le texte extrait du document ci-haut, le détecteur antiplagiat affiche la lettre blanche «x»  et le subterfuge est visible à l’oeil nu. Le seul fait de «cacher» des lettres blanches dans le texte constitue une preuve d’intention de plagiat. Le professeur peut facilement «nettoyer» l’extrait et déposer de nouveau le fichier dans le détecteur antiplagiat pour trouver les sources et les similitudes à l’identique.

    Une autre manière de déjouer les fraudeurs

    ♦ Demander à vos étudiants de remettre leurs travaux en format Word (pas de PDF)
    ♦ Pour les cas douteux, ouvrez le fichier Word et sélectionnez tout le texte (CTRL + A)
    ♦  Sélectionnez le bouton couleur de police et remettez tout en noir (ou changez de couleur)
    ♦ Les lettres blanches cachées seront visibles.

    Bernard Gagnon
    Conseiller pédagogique aux technologies éducatives
    Cégep de Saint-Félicien

    ___________
    Source: PERREAULT, Nicole (rep_tic@listes.reptic.qc.ca). Logiciels détecteurs de plagiat et stratégies de non-détection, 7 mai 2014, [liste des répondants TIC].

     

     

     

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4 Réponsesso far.

  1. Marc dit :

    C’est très ingénieux. Mais je trouve qu’il faudrait quand même ne pas faire de plagiat pour les devoirs. Il s’agit d’évaluer vos capacités intellectuelles et c’est vous-même qui vous piégez si vous faites du plagiat. Vous vous croyez intelligent mais en fin de compte quand on vous demande ce que vous savez, vous ne savez rien du tout.

  2. Alexandre dit :

    Si l’évaluation des facultés intellectuelles n’intéressent pas les élèves, c’est leur choix, tant pis pour eux, ils assument, ce sont des adultes maintenant. Arrêtez de passer votre temps à faire la morale, et occupez-vous de vos affaires. Que chacun balaie devant sa porte au lieu de critiquer. Personnellement, le projet professionnel que je dois présener par le biais d’un mémoire ne fera jamais intervenir le plagiat vu que c’est un projet industriel atypique (un outil informatique), le développement de fonctionnalités nouvelles, qui n’a aucun rapport avec un projet de philosophie ou une thèse en neurosciences où pourrait intervenir le plagiat. Je ne me sens donc pas visé mais je trouve que le plagiat est ce que les profs font, en reprenant des cours et en les dictant bêtement, pareil pour les exercices. Je ne connais aucun prof (à part dans certaines écoles où ce sont des industriels professionnels qui enseignent) qui crée lui-même ses propres cours et travaux dirigés sans reprendre des sujets déjà pondus. Et puis quelque pqrt, le plagiat, bien que très débile voire complètement ahurissant, est un moyen qui permet à l’élève de sortir de ce carcan scolaire standardisé et limitant imposé par des profs qui ne jugent que par les résultats d’une restitution de connaissances au lieu de se concentrer sur d’éventuels efforts d’adaptation à faire pour accompagner chaque élève en voyant ses points positifs et en analysant ses faiblesses au lieu de le plomber. Juger et plomber des gamins, c’est tout ce que vous savez faire. Je vais vous dire un truc : mieux vaut une tête bien faite qu’une tête bien pleine. Oups, merde, j’ai plagié !! Je ne me rappelle plus de l’auteur de cette citation alors j’ai plagié !! Honte à moi, alors.
    Sérieusement, avant de critiquer, je pense que le mieux à faire serait d’abord de se regarder soi. Il y a mieux à faire que garder une attitude de frustré et rester prisonniers des standards stupides imposés par l’éducation nationale et inadaptés à tous les élèves. C’est plutôt cela qui devrait être remis en question. Le plagiat n’est que la réponse d’un élève démotivé qui en a marre d’un bourrage de crâne contre lequel vous les profs vous refusez de lutter. Donc occupez-vous de votre derrière au lieu de faire la morale dans les commentaires. Que chacun s’occupe de soi, c’est également valable pour moi d’ailleurs.
    Cordialement,
    Alexandre.

  3. Alexandre dit :

    Pardonnez-moi si mes propos sont un peu crus, mais je rêve d’enseigner un jour et quand je vois des professeurs censés transmettre du savoir agir comme des moralistes, ce comportement me fait un peu de peine. Je suis le premier à être opposé au plagiat car comme je le dis je trouve cela idiot. Cependant, sans faire de parti pris, les élèves ont leurs raisons et en parler dans les commentaires est intéressant dans le sens où on ouvre un débat, chaque parti est défendu et cela redonne un peu d’objectivité et de remise en question dans l’air. Il faut des avis de tout le monde.

  4. Bernard Gagnon dit :

    Je vous avoue que votre commentaire me rend perplexe – notamment quand vous dites que les étudiants ont leurs raisons pour plagier. Je ne connais aucune bonne raison de plagier. Surtout de la part d’un futur prof. Bonne chance dans vos études.

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